QUAND UN HOMME EST OBJET DE DÉDAIN

Les femmes qui éprouvent de la colère et du mépris à l’égard des hommes expriment généralement leurs sentiments et leurs attitudes de deux manières : soit en s’éloignant affectivement, ce qui donne à l’homme le sentiment d’être seul et délaissé, soit en montrant leur colère de façon plus directe et plus agressive, ce qui intimide l’homme.

Éloignement et inattention.

Un homme se sent rejeté lorsqu’une femme nie ou ignore, soit consciemment, soit inconsciemment, son besoin d’intimité affective. Les hommes cachent souvent leur besoin ou l’expriment de manière très détournée. La plupart des femmes qui éprouvent du ressentiment à l’égard des hommes tombent dans l’une ou l’autre de ces catégories extrêmes : celles qui considèrent les hommes comme étant en état de besoin excessif —- « les hommes sont de grands enfants » — et celles qui voient les hommes comme des êtres brutaux, durs et totalement autonomes — « les hommes ne devraient pas avoir vraiment besoin des femmes ». Ces deux attitudes sont manifestement exagérées. La plupart des hommes se situent entre ces deux extrêmes. C’est certain, ils ne ressentent pas des « faims » affectives intenses la plupart du temps, mais, quand c’est le cas, ils désirent ardemment être satisfaits. Comme nous l’avons montré, le mépris fait partie d’une stratégie inconsciente que certaines femmes adoptent pour se protéger de leur sentiment de dépendance vis-à-vis des hommes. Risquer d’être déçue et blessée, avoir besoin de quelqu’un qui peut vous faire du mal, cela est trop dangereux. La solution à ce dilemme épineux consiste à ériger une barrière de mépris. Les femmes qui dédaignent les hommes se retirent des relations affectives pour deux raisons fondamentales. Pour qu’une femme s’engage totalement, c’est-à-dire pour qu’elle se permette d’être impliquée avec un homme au niveau de l’intimité et de la confiance, il faut que ses besoins fondamentaux de dépendance soient largement satisfaits. Celles qui ont peur de leurs propres besoins de dépendance créent une distance dans la relation pour réduire le niveau d’intimité et d’intensité et éviter par là même de stimuler leurs propres sentiments de vulnérabilité. Cette distance psychologique crée une zone tampon entre elles et l’homme et, ce qui est encore plus important, entre elles et le besoin qu’elles ont de lui. Une autre raison pour laquelle les femmes qui en veulent aux hommes se retirent d’une relation affective est que l’engagement émotionnel vis-à-vis d’un homme tend à leur permettre de dévoiler leurs points vulnérables. Une femme qui hait et rejette sa propre vulnérabilité a des difficultés à faire face aux besoins affectifs d’un homme, car ils lui rappellent douloureusement les siens. De plusieurs manières, la réaction d’un homme qui se sent affectivement seul et délaissé ne diffère pas de celle d’une femme. Il éprouve le sentiment de n’être ni entendu ni reconnu par la personne qui l’aime. Mais les hommes vivent un problème supplémentaire. Être en état de besoin et le dire entraînent chez eux une honte extrême, car on leur a appris à supprimer et à ignorer de tels besoins. Le facteur de Polarité explique en partie cela. Lorsque les hommes se sentent trop isolés, ils désirent se rapprocher. Il est certain qu’un isolement extrême donne un caractère spécial d’urgence à cette envie. Lorsque ce besoin se trouve bloqué et totalement nié ou ignoré par la femme, un homme est empli à la fois de rage et de tristesse, deux choses qu’il a du mal à exprimer. Les hommes ont honte d’éprouver une telle « faim » affective et de ne pas la contrôler. Finalement, la seule solution acceptable consiste à se retirer de la relation.

Colère et intimidation.

Colère et intimidation

Lorsqu’une femme exprime son mépris exacerbé à l’égard d’un homme, celui-ci se sent humilié ou intimidé. Les hommes qui aiment les femmes ont fondamentalement envie de leur faire plaisir. L’hostilité et le déplaisir évident que peut montrer une femme dédaigneuse dans ses paroles ou ses actes provoquent chez les hommes une appréhension croissante. L’intimidation est un problème tant pour les hommes que pour les femmes. Aucun d’entre nous ne désire ou n’aime se sentir intimidé. Nous voulons nous sentir en sécurité et accepté, être avec un partenaire qui nous encourage nous donne l’impression d’être fort et soutenu. L’intimidation est proche de la peur mais plus subtile et plus complexe. La peur, c’est le cœur qui bat à un rythme accéléré et l’adrénaline qui inonde votre système nerveux quand vous vous trouvez face à un danger précis et immédiat. L’intimidation a un caractère plus insidieux. C’est l’impression d’être sans défense, lâche et, d’une certaine manière, amené à se sentir plus petit. C’est une sorte de peur particulière qui n’existe qu’en présence de quelqu’un dont vous avez besoin et que vous affectionnez. Les origines de l’intimidation résident dans un curieux mélange d’éléments : le courage, la fierté, l’insécurité et même la dépendance et l’amour. L’intimidation implique toujours la présence d’un conflit émotionnel fort. Parce qu’il se soucie d’elle et en a besoin, un homme ne désire pas se séparer d’une femme. Il ne se sent pas non plus capable de se montrer dur et sûr de lui, car il a peur de la perdre. La solution plutôt humiliante de ce pénible conflit réside dans le sentiment de ne pouvoir ni s’affirmer ni se sentir en sécurité et en confiance. Ce qui rend l’intimidation difficile à assumer pour un homme, c’est le sentiment aigu de honte et de perte de son amour-propre qu’elle entraîne chez lui. Il déteste tout particulièrement se sentir intimidé par une femme, car il sait que les femmes ont tendance à ne plus éprouver de respect pour ceux qu’elles intimident. Les hommes ne comprennent cela que trop bien. Lorsque nous parlons de la peur d’un homme vis-à-vis d’une femme, il ne s’agit pas de ce type de peur électrisante qui accompagne un danger physique. Celle-ci est beaucoup plus pernicieuse. Et, à cause de cette subtilité, les traces qu’elle laisse sur son passage passent inaperçues de la femme et sont ignorées de l’homme. Les hommes ne sont pas censés avoir peur ; tout le monde sait cela. Comment une réaction humaine aussi banale que la peur peut- elle être à ce point entourée d’incompréhension? Après tout, n’acceptons-nous pas une plus grande variété de sentiments de la part des hommes, de nos jours ? Peut-être, dans un petit coin de notre cortex, mais pas quand cela touche à nos émotions ! Depuis leur plus jeune âge, on a dit aux hommes qu’ils devaient affronter le danger et ignorer la peur. Les choses n’ont pas réellement changé. Les hommes veulent toujours se montrer courageux et les femmes continuent à être attirées par des hommes qui sont forts et sûrs d’eux. Par conséquent, lorsque les hommes reçoivent des messages qui sans aucun doute possible sont de destructeurs messages de peur, dans le contexte d’une relation amoureuse importante, les deux partenaires risquent d’avoir des problèmes.

La reine des glaces

Julie, vingt-sept ans, n’éprouve plus d’intérêt à faire l’amour avec Cyril. Alors même que leur mariage n’est vieux que de deux ans, quelque chose s’est figé entre eux. Comme le dit Cyril, trente-deux ans : « Nous ne nous embrassons même plus beaucoup. Elle interprète toute manifestation affective de ma part comme une demande sexuelle. Bien sûr, je l’aime bien mais j’ai également besoin d’avoir un peu plus de contacts. Nous en avions... je ne sais pas ce qui s’est passé. » Julie pense qu’elle le sait. « Il a perdu son assurance et m’a trop demandé. Il n’existe plus rien de romantique entre nous. C’est comme s’il voulait davantage s’accrocher à moi que faire l’amour. » Tant Julie que Cyril éprouvent du ressentiment. Cyril se sent suffisamment seul pour avoir sérieusement songé à avoir une liaison, bien que cette perspective ne l’enchante guère, car il aime Julie. En fait, Cyril a le sentiment d’être délaissé sur le plan affectif, non seulement parce que ses besoins sexuels ne sont pas satisfaits, mais, à un niveau plus profond, parce que son désir de chaleur et d’affection est, dans son esprit, repoussé par sa femme. Comme tant de couples de nos jours, Julie et Cyril prennent l’absence d’envie sexuelle pour un problème sexuel. Ils ont eu une relation sexuelle riche, imaginative et extrêmement satisfaisante avant leur mariage. Mais Julie en arrive à se fatiguer des demandes affectives de Cyril qu’il finit par canaliser dans des demandes sexuelles. Julie ne pouvait plus répondre à ce qu’elle considérait comme une accumulation déraisonnable de plaintes. Lorsque Cyril connut des difficultés dans son travail, en tant que directeur des ventes soumis aux pressions dues à l’expansion rapide de l’entreprise d’ordinateurs où il était employé, il eut tendance à franchir la porte tous les soirs en ressassant la dernière maladresse commise par la direction, et en lui disant à quel point il était anxieux. Elle en vint rapidement à détester ces « déballages » nocturnes. Secrètement déçue par lui, elle lui déclara finalement qu’elle avait besoin d’un homme et non pas d’un petit garçon inquiet, et qu’il devrait prendre davantage en main ses problèmes. Cyril ne demandait pas à Julie de les résoudre à sa place, mais il avait besoin de son oreille attentive, il accordait une grande valeur à sa rapidité d’esprit et, de manière plus générale, à l’acuité de ses perceptions. Mais en ce qui concernait Julie, toute faille dans l’image du Cyril fort et compétent constituait une menace personnelle, car elle faisait naître chez elle le spectre douloureux de ses propres incertitudes et le sentiment de sa vulnérabilité. Elle voyait les faiblesses de Cyril et détestait toute manifestation de ses manques, car cela lui rappelait les siens. La seule manière de résoudre son propre malaise était de s’éloigner progressivement de Cyril. La réponse de celui-ci à son éloignement consistait à augmenter l’urgence et la fréquence de ses demandes sexuelles. Malheureusement, chaque fois que les dilemmes dans une relation se transforment en problèmes sexuels, la chaleur et l’intimité se détériorent. Très rapidement, toute manifestation d’affection ou tout contact physique devient le signal d’une demande sexuelle. A l’arrivée, les couples ne s’embrassent plus, ne se tiennent plus la main, ne sont plus tendres ou même dorment éloignés l’un de l’autre. Dans ce genre d’atmosphère, aucun sentiment d’amour ou d’intimité ne peut survivre. Dans le cas de Julie et de Cyril, il ne s’agissait pas de déterminer si Julie pouvait satisfaire les besoins de dépendance de Cyril, mais si elle pouvait les accepter. Comme ils finirent par le comprendre au cours des mois suivants, leur mariage put survivre et même s’épanouir sans que pour autant elle devienne le réceptacle de ses débordements verbaux. Cyril avait à travailler sur certaines de ses « soifs ». Il finit par reconnaître qu’elles étaient excessives, qu’il pouvait parler davantage à ses collègues, qu’il ne fallait pas qu’il utilise le sexe comme un « pacificateur » pour ses angoisses, comme le déclara Julie. Elle, néanmoins, avait d’une certaine manière une tâche encore plus difficile. Pouvait-elle accepter le fait que les hommes puissent être forts d’un côté et en état de besoin dans d’autres domaines ?

S’accepter d’abord.

Dans chaque homme, il y a un petit garçon qui, de temps à autre, a besoin de chaleur et d’encouragement. Les femmes portent en elles une petite fille qui a besoin des mêmes choses. Julie se sentait faible et honteuse de certaines peurs intérieures et faisait tout ce qu’elle pouvait pour les nier et les maîtriser. Quand elle refusa le contact sexuel avec Cyril et l’humilia par des attaques acerbes au sujet de sa virilité, elle n’était pas simplement mesquine ou insensible. Intérieurement, elle était en guerre avec elle-même : elle était encore plus dure avec elle, plus critique, se jugeant encore plus sévèrement qu’elle ne le faisait pour lui. Elle avait des besoins forts et pressants d’intimité et des envies profondément ancrées d’être protégée et aimée. Les expériences de son enfance avec un père tranchant et affectivement bloqué rendaient de tels sentiments faux, gênants et dangereux à attendre. Le désir ouvertement exprimé de Cyril d’une intimité physique plus grande menaça ses défenses mal assurées. Il serait fou de prétendre qu’il n’existe aucun danger dans la dépendance qui grandit dans une relation d’amour ouverte et réciproque. Mais la manière dont Julie traita ses peurs justifia la prophétie de l’amour perdu. Nous sommes tous vulnérables ; nous avons tous des inquiétudes cachées, des blessures passées qui réveillent nos doutes profonds quant à notre propre valeur, à notre aptitude à être aimés. Julie aurait pu essayer de parler à Cyril de ses peurs, liées à la dépendance, et de son angoisse lorsqu’une relation devenait trop importante pour elle. En ouvrant ce genre de dialogue, cela aurait servi deux buts. Elle aurait dévoilé sa peur la plus profonde et, ce faisant, aurait pu la faire disparaître progressivement. En second lieu, ses révélations auraient permis à Cyril de mieux comprendre ses réticences, et de ne plus constamment essayer de réduire la distance affective existant entre eux.

La concurrente

Josyane, trente et un ans, est directrice d’une fabrique d’articles de sport. C’est une fonceuse et elle réussit brillamment dans son travail où elle apporte une touche de dynamisme et d’enthousiasme que tous admirent et lui envient. Adolescente, Josyane apprit que la seule façon pour elle d’obtenir quelque chose au sein de sa vaste famille était de se battre. Elle continue à visualiser la vie en termes de victoire ou de défaits. Les solutions ne se négocient pas, on y parvient en luttant. Son style agressif fonctionna pendant son enfance et continue à la servir fort bien dans sa carrière. Mais il s’est révélé désastreux dans ses relations amoureuses avec les hommes. Quand elle commença à sortir avec Charles et tomba amoureuse de lui, elle était décidée à ce que ça marche. Elle savait que sa propre force et son style compétitif avaient fait fuir les hommes dans le passé, mais elle vit en Charles, constructeur de piscines, quelqu’un d’aussi fort qu’elle. « J’eus l’impression que je n’avais pas à m’inquiéter, que je ne l’intimiderais pas. Je savais que j’avais fortement tendance à mettre les hommes à l’épreuve, mais je pensais que Charles ne me laisserait pas faire. » Charles, lui, se rappelle : « Après l’avoir vue régulièrement pendant près de trois mois, les signaux d’alarme se mirent en mouvement. Je voulais qu’elle ait beaucoup d’espace pour être elle- même et pour s’exprimer, mais je commençais à être vraiment exaspéré par sa façon de toujours essayer d’être meilleure que moi, d’être “ l’homme fort ” de la situation. Par exemple, un soir où nous jouions aux fléchettes chez un ami, une fois de plus, Josyane se comporta comme s’il s’agissait d’une question de vie ou de mort. Elle semblait faire tout ce qu’elle pouvait pour me battre devant mes amis. Ça ne me fait rien d’être en compétition avec mes amis hommes, mais avec elle, c’était humiliant car non seulement il fallait qu’elle gagne, mais aussi qu’elle me le fasse sentir lourdement. » Le sentiment croissant d’insatisfaction qu’éprouvait Charles atteignit un point extrême un soir, lorsque, au cours d’un dîner dans un restaurant, Josyane lui dit : « Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu as l’air abattu ce soir. » Il lui répondit qu’il se sentait déprimé, car il avait le jour même perdu un de ses contrats les plus intéressants avec un hôtel, et il lui raconta ce qui s’était passé. Ce qu’il attendait d’elle, c’était simplement de la sympathie et de la compréhension. Il eut droit en fait à un discours interminable sur la manière dont il aurait dû agir pour garder son client. « Tout ce qu’a dit Josyane était exact — tout ce qu’on voit après coup est vrai à cent pour cent —, mais je me sentais mal et elle me fit me sentir encore plus mal. Ce fut pour moi le coup décisif. » Lorsque Charles lui dit qu’il ne voulait plus sortir avec elle et pourquoi, Josyane se rendit enfin compte que son comportement pouvait ruiner une relation amoureuse.

Face aux forces et aux faiblesses.

Tous les hommes ressentent une certaine appréhension lorsqu’il s’agit de dévoiler leur vulnérabilité à une femme. Charles se sentit rejeté par le besoin qu’avait Josyane d’être farouchement en compétition avec lui dans tous les domaines. Pour lui, il ne s’agissait pas seulement d’une compétition « amicale », comme elle le disait, c’était devenu vraiment sérieux et cela finit par tuer les sentiments qu’il éprouvait pour elle. Des hommes comme Charles ont eu beaucoup de mal à reconnaître à quel point ils se sentaient gênés et honteux dans un rapport conflictuel avec la femme qu’ils aimaient et dont ils avaient besoin. Josyane pensait qu’elle se montrait bonne joueuse ou même qu’elle aidait Charles, tandis que lui la ressentait comme critique et dominatrice. Malheureusement, tout ce que Charles vit en réalité n’était que la façade la plus protectrice de Josyane. Si elle lui avait permis de regarder en elle, il aurait vu une femme avec un ardent désir d’amour mais si peu sûre de la manière de se comporter dans une telle relation qu’elle faisait tout pour que cela ne se produise pas. Elle avait tellement peur d’avoir vraiment besoin d’un homme qu’elle ne cessait de le rabaisser. Aussi longtemps qu’elle pouvait penser que l’homme lui était inférieur, elle se sentait en sécurité. Dans son esprit, si elle était plus intelligente, mieux que lui, supérieure à lui à tous égards, elle n’avait pas à craindre de devenir dépendante de lui. Les femmes, surtout de nos jours, subissent des pressions considérables pour se montrer indépendantes. L’accent mis sur l’autonomie, la maîtrise et la carrière professionnelle a fait naître un dérivé dangereux : la peur et la méfiance vis-à-vis des liens d’interdépendance existant dans toute relation sentimentale. Certaines femmes ont peur qu’en se reposant de plus en plus sur un homme leur attitude n’entraîne une manipulation subtile de sa part pour les emprisonner, et mettre ainsi en danger leur individualité et leur indépendance. D’autres femmes considèrent leur dépendance face à un homme comme une terrible faiblesse qu’elles doivent ignorer et surmonter... à quel prix ! Triste conséquence de ce refus, les femmes se sentent incompétentes ou coupables si elles ne font pas constamment preuve de leur force et de leur maîtrise d’elles- mêmes. Nous sommes des créatures sociales mais avec des besoins primitifs et urgents de relations. Une femme comme Josyane a besoin de s’assurer que sa force et sa personnalité ne seront pas éclipsées si elle s’autorise à établir un rapport intime avec un homme. Quand elle cessera d’avoir à se prouver ce qu’elle est, elle commencera à se faire confiance. Rester à distance dans une relation n’est pas une preuve de force, mais bien plutôt la peur de l’intimité et de l’union et a inévitablement pour conséquence une solitude glaciale.